L’économie des cosmétiques : innovation, dynamisme territorial et rayonnement mondial

L’économie des cosmétiques : innovation, dynamisme territorial et rayonnement mondial



Les entreprises de cosmétiques françaises sont présentes sur l’ensemble du territoire. Pour toute la chaîne de valeur (matières premières, fabrication, distribution), ce sont plus de 5 900 établissements (3 200 entreprises) qui sont répartis à 67% en région et 33% en Ile-de-France. Cette industrie est majoritairement familiale : 82% des entreprises sont à actionnaire familial unique ce qui est supérieur à la plupart des filières industrielles. Les entreprises familiales cosmétiques ont des taux d’endettement 6 fois moins élevés que leurs concurrentes non-familiales et des rendements des capitaux propres de 7% contre -6%.
Ces entreprises sont solides et les créations sont dynamiques : la moyenne d’âge des entreprises est de 16 ans contre 12 ans pour la moyenne des entreprises françaises et ce sont 170 entreprises par an qui ont été créées entre 2000 et 2016. Ce chiffre est resté relativement stable sur toute la période.

Les entreprises de cosmétiques contribuent au dynamisme économique et fiscal des territoires. Le chiffre d’affaires total de l’ensemble de la filière spécialisée était de 31 milliards € en 2017. Dans le détail celui des fournisseurs de matières premières était de 2,9 milliards €, celui des fabricants de cosmétiques de 24 milliards € et celui de la distribution sélective et mono-marque de 5 milliards € (19 milliards € en comptant les autres segments). La filière cosmétique génère ainsi 12 milliards € de recettes pour les finances publiques dont 1 milliard € pour les collectivités locales et 6 milliards € pour la Sécurité sociale.

L’industrie cosmétique est créatrice d’emplois qualifiés bien répartis sur l’ensemble du territoire. Ce sont au total 246 000 emplois qui sont créés par la filière dont 164 000 emplois directs. La majorité de ces emplois (80%) est concentrée en région. L’industrie emploie 33% d’ingénieurs et de cadres et 39% d’agents de maîtrise ou de techniciens contre 17% et 26% respectivement pour la moyenne nationale. Les entreprises de distribution sélective (hors monomarques) créent en moyenne plus d’emplois en fonction de leur chiffre d’affaires que les grandes surfaces : 1 pour 228 000 € contre 1 pour 292 000 €. Cela s’explique par une taille en moyenne plus réduite et par un meilleur accompagnement des clients.

Le cabinet ASTERES a été mandaté par la FEBEA pour travailler sur l’économie des cosmétiques, leur impact territorial et leur rayonnement mondial.