L’impact socio-économique d’Uber : un levier de croissance pour la France d’aujourd’hui et de demain

L’impact socio-économique d’Uber : un levier de croissance pour la France d’aujourd’hui et de demain



L’effet économique de l’activité VTC d’Uber est largement positif : en 2019, les créations de valeur et d’emplois, nets des effets d’éviction (annulant une partie des consommations), s’élèvent à 865 M€ de chiffre d’affaires et à plus de 24 000 emplois équivalents temps plein . La plateforme améliore l’utilité

collective en proposant des trajets qui n’auraient pas pu être réalisés sur d’autres modes de transport, avec une qualité de service souvent supérieure. Ces trajets stimulent donc la consommation des passagers : ceux-ci sortent plus au restaurant, au cinéma ou en discothèque. La plateforme provoque simultanément des effets d’éviction sur d’autres postes de dépenses : ses clients achètent moins de nouveaux véhicules, roulent moins avec les véhicules qu’ils possèdent déjà, réduisent certains postes lorsqu’ils ont un budget contraint et les transporteurs concurrents voient leurs dépenses de fonctionnement se réduire. In fine, l’effet globalement positif d’Uber s’explique par trois raisons majeures : le marché du transport s’élargit, la destruction d’emploi est marginale pour les taxis et les transports en commun et l’effet d’éviction sur d’autres dépenses est faible.

L’impact économique net d’Uber Eats est lui aussi positif, à hauteur de 330 M€ d’activité par an et de 14 800 emplois équivalents temps plein soutenus. Selon les calculs d’Asterès basés sur des données publiques de 2019, l’application livre 47 millions de repas par an et élargit ainsi considérablement le marché de la livraison. Les repas vendus se substituent en majorité à des achats en grande surface cuisinés à la maison et parfois à des ventes sur place ou à emporter au restaurant (en l’occurrence, pour 100 € dépensés sur l’application, 30 € auraient été dépensés au restaurant sans Uber Eats). L’application crée donc de la valeur pour les livreurs et les restaurants et en détruit pour les grandes et moyennes surfaces. Ces impacts influencent ensuite le pouvoir d’achat des ménages et des livreurs. Au global, l’effet positif d’Uber Eats est permis par l’élargissement du marché de la livraison, les ratios d’emplois différents entre les secteurs impactés et l’effet d’éviction relativement réduit sur d’autres dépenses.

A l’avenir, Uber aura plusieurs rôles à jouer sur les plans économique, écologique, territorial et sociétal. L’entreprise est aujourd’hui créatrice de valeur nette et d’emplois. Elle peut occuper une place de premier rang dans les transitions qui s’annoncent, notamment au regard de la dynamique de croissance observée dans les derniers mois (les chiffres de cette étude étant ceux de 2019, dernière année complète avant la crise sanitaire et économique). Le verdissement des véhicules utilisés par les chauffeurs de l’application peut faire de l’entreprise un fer de lance de la transition écologique et de l’évolution des mobilités. Sa présence dans les territoires peut également participer au désenclavement, faciliter le recours au télétravail et soutenir les restaurants de proximité. Uber a enfin un rôle à jouer dans le changement de nos habitudes de consommation. En mettant en avant certains produits ou services locaux, la plateforme pourrait notamment stimuler l’activité des restaurateurs indépendants et inciter le recours aux trajets moins polluants.

 

Le cabinet ASTERES a été mandaté par Uber France pour travailler sur l’impact économique et social de ses services de VTC et de livraison de repas.

Les économistes d’ASTERES ont bénéficié d’une totale indépendance dans la conduite de cette étude. Les sources de l’ensemble des données utilisées sont disponibles dans l’étude.