La contribution du sonore à l’économie française : 43 Mds€ d’activité & plus de 140 000 emplois

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La contribution économique du sonore en France est d’ordre macroéconomique, avec plus de 43 milliards d’euros d’activité et plus de 140 000 emplois. A travers une multitude de filières, de secteurs et d’activités, le sonore connaît une dynamique économique soutenue, avec une croissance de plus de 15% en 5 ans.

Méthode : estimer la contribution économique du son via des secteurs variés

L’économie du son se définit par une approche multidimensionnelle qui englobe la production de biens et de services marchands dédiés à l’émission, l’enregistrement et la diffusion sonore. Cette filière se caractérise par une double nature, à la fois culturelle au travers des industries de la musique ou du cinéma, et technique par l’usage de méthodes et de manipulations précises. En considérant le son comme un produit technique, le secteur se divise en trois grandes catégories : les activités dont le produit final est principalement sonore comme le spectacle vivant, celles où le son est une composante secondaire mais essentielle comme le BTP ou l’aéronautique, et enfin les industries fournissant les outils nécessaires comme les télécoms ou les instruments de musique. Comme en 2019, pour chaque secteur, une part du sonore dans l’activité économique est estimé à partir du temps de travail technique associé au sonore. L’actualisation de l’étude entre 2019 et 2024 repose sur l’analyse de la croissance de chaque secteur sur cette période de cinq ans. Asterès a fait le choix de conserver les ratios de la part du son par secteur établis lors de la précédente étude tout en mettant à jour les données financières.

Résultats : la contribution économique du sonore s’élève à 43,2 milliards d’euros en 2024, soit une hausse de 15 % en 5 ans

Le chiffre d’affaires total des industries sonores s’élève à 43,2 milliards d’euros en 2024, affichant une croissance globale de 15,1 % sur cinq ans. Cette dynamique est portée par le segment des télécoms et matériels de diffusion sonore qui s’impose comme le leader incontesté avec 29,1 milliards d’euros d’activité (+10,3 %), suivi par la création sonore hybride qui génère 3,9 milliards d’euros (+6,2 %). Les pôles de l’ingénierie acoustique et du domaine médical affichent des poids économiques identiques de 3,8 milliards d’euros chacun, réalisant des progressions très soutenues de respectivement +26,5 % et +34,3 % depuis 2019. Le secteur de la création sonore pure qui génère 2,6 milliards d’euros enregistre une croissance de +58,7 % entre 2019 et 2024. Ces évolutions s’expliquent par une transformation profonde des modes de consommation numérique et par des choix politiques structurants.

Par sous-secteurs, la dynamique est particulièrement marquée par l’explosion du streaming qui a fait progresser la musique enregistrée de +75 %, ainsi que par l’essor spectaculaire des livres audio avec une hausse de +164 % en cinq ans. Le secteur audiovisuel a également vu son segment vidéo croître de +80,7 % sous l’effet de la dématérialisation des usages. Le domaine médical a bénéficié d’un levier politique majeur avec la mise en place de la réforme « 100 % santé », entraînant une augmentation de +60,9 % de la fabrication et de la vente de matériel d’audiologie. Malgré le recul des chaînes de télévision traditionnelles (-3,6%), la filière prouve sa vitalité en s’appuyant sur ces nouveaux relais de croissance qui positionnent désormais le son comme un actif central et stratégique de l’économie française.

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