Taux et perspectives économiques – Avril 2014


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14 avril 2014

L’économie française repart. Le rythme de reprise est cependant lent ; trop lent pour résorber le chômage ou pour repousser le risque de déflation.

La politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), déjà fortement expansionniste, pourrait s’assouplir davantage. Les barrières idéologiques à une nouvelle baisse de taux, qui porterait le principal taux directeur à zéro, sont levées : Mario Draghi a averti qu’un renchérissement de l’euro face au dollar conduirait la BCE à réagir et la Bundesbank, auparavant hostile à un assouplissement monétaire, ne l’est plus depuis mars dernier.

Le risque de déflation est désormais pris au sérieux, et pour cause : l’inflation dans la zone euro n’était plus que de 0,5 % en mars. Or, si les ménages anticipent un recul des prix, ils reporteront certains achats. En réaction, les entreprises chercheront à combler le « trou » de demande par une baisse des prix.

Avec un effet d’anticipations « auto-réalisatrices », un cercle vicieux pourrait s’installer en zone euro, comme ce fut le cas au Japon au début des années 2000. En outre, une inflation négative impliquerait une remontée des taux d’intérêt réels qui freinerait le désendettement des agents économiques, dont celui des Etats européens, affecterait la demande et conduirait par voie de conséquence à une nouvelle baisse des prix. Et la boucle est bouclée. Cette logique de la déflation par la dette a été formalisée pour la première fois en 1933 dans le célèbre article de l’économiste Irving Fisher (1867-1947) « The Debt-Deflation Theory of Great Depressions ».

La reprise économique de la zone euro est amorcée mais les risques de rechute demeurent bien présents.

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